Devenir modéliste freelance : Mon parcours du BTS MMV au Freelancing

Après t’avoir raconté comment je me suis orientée vers le métier de modéliste, je vais maintenant te raconter comment et pourquoi je me suis lancée en tant que modéliste freelance.

Soit, mon parcours post-BTS MMV.

Parce que même si je suis passionnée de mon métier, ça n’a pas été facile de commencer à l’exercer.

Je te raconte.


La désillusion

Après avoir obtenu mon BTS MMV, j’avais déjà tout prévu.

J’avais écris la suite comme des étapes à franchir :

  • j’ai mon bac
  • puis, j’ai mon BTS,
  • puis, je trouve un CDI,
  • puis, je change de boîte etc.

Et dans ma tête et sur le papier, ça faisait joli 😂.

Tu l’imagines, ça s’est ABSOLUMENT pas passé comme je l’avais prévu.

Ce que j’avais prévu VS Ce qui s’est réellement passé

Ce que j’avais prévuCe qui s’est réellement passé
1 – Septembre 2016 : Trouver un travail en tant qu’assistante modéliste1 – Septembre 2016 : Je commence mon blog. Je trouve un emploi en tant que conseillère-vendeuse. Je resterais 2 ans.
2 – 2 ans après : éventuellement changer d’entreprise et passer modéliste ou passer modéliste dans la même entreprise2 – Septembre 2019 : je commence une formation de Modéliste Internationale du Vêtement à l’AICP
3 – En 2020 : j’étais censée avoir 4 ans d’expérience de modéliste3 – En 2020 : j’ai 1 an d’expérience en alternance en tant que technicienne produit et environ 6 mois de stages que j’ai effectué pendant mon bac et mon BTS

On pourrait me demander « Pourquoi il y a une différence entre ce que tu avais prévu et ce qui s’est réellement produit ? »

C’est simple. 


✨ L’exigence des offres d’emploi ✨

En sortant de l’école, quand j’ai regardé les offres d’emploi, j’ai eu l’agréable surprise de constater que les recruteurs cherchaient principalement des personnes expérimentées (5 ans d’expérience exigées, 10 ans d’expérience, modéliste expérimentée, etc.).

Et moi qui sort de l’école, qui suis toute déter à exercer mon métier, je suis censée faire comment, en fait ? 🤨

Les annonces pour les débutants étaient rares. Ou sinon, c’était en province et à l’époque, je ne me voyais pas aller en province.

Et en province, on demandait quand même 2 ans d’expérience. 

Tenter l’intérim

Je me souviens que durant mes stages, on m’a conseillé de faire de l’intérim à la fin de ma formation pour me faire connaître dans le secteur. Je me suis dit bon pourquoi pas tentons

Mais là aussi, les entreprises me voyaient comme trop « junior » 🫠

Je me souviens que j’ai très très mal vécu cette période de recherche d’emploi de modéliste.

J’avais l’impression :

  • que mon profil n’était pas assez bien
  • je me renseignais à fond sur les entreprises pour lesquelles je postulais
  • de devoir rentrer dans le moule pour être rappelée

Malgré ça, ça ne fonctionnait pas.


Création de mon blog et la vente

Pour me démarquer, j’ai l’idée de lancer mon blog en 2016.

Je me suis dit que ça serait une bonne façon de m’exercer au modélisme et de valoriser mon profil auprès des recruteurs.

En parallèle, j’avais postulé à des postes de vendeuses qui acceptaient les débutants pour :

  • financer les futurs projets du blog
  • ne pas avoir de trou dans mon CV

On pourrait me demander : pourquoi ne pas m’être lancée en tant que freelance à ce moment là ?

Parce que je ne me sentais pas du tout légitime.

J’avoue que ça m’a légèrement effleuré l’esprit mais de façon express car :

  • je ne connaissais pas bien ce milieu : je n’avais pas d’exemples autour de moi,
  • j’avais des croyances comme quoi il fallait que j’ai de l’expérience pour créer mon entreprise.

Bref, je n’étais pas prête à ce moment là.


Retenter de trouver un poste de modéliste

Pendant les 2 ans de vente, j’ai sorti 2 articles pour expliquer mon métier de modéliste mais je n’ai pas pu l’alimenter plus que ça.

En 2018, je choisis de tenter ma chance à nouveau dans le modélisme (parce qu’à la base, c’est le métier que je veux faire et c’est pour ça que je me suis formée après tout).

Et là, on me dit que ça fait trop longtemps que je n’ai pas exercé mes fonctions 🫠

Donc, j’envisage de faire une formation pour me perfectionner et si possible me faire de l’expérience dans le modélisme (si possible, les 2 ans qu’on me demandait).


Faire une alternance pour acquérir de l’expérience

Tout de suite, je pense à l’Académie Internationale de Coupe de Paris (AICP) et je m’inscris pour faire la formation de Modéliste Internationale du Vêtement en alternance.

À la base, je ne voulais pas refaire de formation tout de suite.

J’envisageais d’en faire mais un peu plus tard après quelques années d’expérience pour me former sur les lacunes que j’aurais pu avoir ou des nouveaux logiciels.

L’alternance, c’était qu’un prétexte pour me faire de l’expérience professionnelle.

Et me remettre à niveau après les 2 ans de vente.

Tout se passe bien et finalement…


Je perds mon alternance

J’avais signé mon contrat pour 1 an dans laquelle je faisais mon alternance… et sans surprise, avec le Covid qui a mis à mal l’économie, l’entreprise ne renouvelle pas mon contrat.

J’avais déjà commencé à postuler ailleurs, sentant le truc venir mais sans succès.

Et de toutes façons, je n’avais pas spécialement envie de poursuivre que pour la formation car je voulais surtout m’insérer directement dans la vie active. 


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J’ai failli clôturer le blog mais quelque chose m’a fait changé d’avis

J’avais même pensé à supprimer mon blog que je n’alimentais pas des masses de toutes façons.

Jusqu’à ce que, pendant que je faisais mes entretiens pour trouver une deuxième année d’alternance, la recruteuse me pose des questions sur mon blog.

J’étais surprise parce que je ne pensais pas qu’elle avait pris le temps d’aller voir le blog 😮

Du coup, je me suis dit que si elle me posait la question, c’est que ça intrigue et qu’il y avait peut-être quelque chose à faire avec mon blog.

Alors, je décide de le garder.


Je fais le point et je me rends compte que j’ai 1 an d’expérience en alternance (au lieu des 2 ans que je voulais avoir).

On est en septembre 2020 et je sais pas trop quoi faire.

Du coup, je reprends le blog en octobre 2020 pour raconter mon parcours jusqu’à présent et tenter de faire de l’intérim ou des contrats en CDD dans le modélisme.


J’ai failli partir au Québec pour trouver un poste de modéliste

Puis, j’entends parler du programme de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse (OFQJ) vers Octobre 2020 qui proposait de faire des stages de perfectionnement dans un domaine en rapport avec ses études.

Je me suis dit que c’était super et que j’allais faire ça (oui, malgré la crise sanitaire) !

Pourquoi le Québec tout d’un coup ? Début 2019, après avoir quitté mon emploi de vendeuse, j’étais partir à Montréal pendant 3-4 semaines.

Je me suis dit que peut-être que de me faire une expérience à l’étranger valoriserait mon profil.


Franchement, tu peux constater que j’étais prête à faire beaucoup de choses pour exercer mon métier de modéliste et valoriser mon profil.


J’avais déjà commencé à préparer mon projet, économiser mais il fallait avant tout que les frontières canadiennes rouvrent pour que je puisse commencer à postuler, demander mon permis et préparer tout le reste.

Comme la réouverture des frontières était constamment reportée à chaque fois, je me suis dit qu’en attendant, j’allais chercher des contrats en CDD ou faire de l’intérim : ce qui me permettrait de mettre davantage d’argent de côté pour ce projet et d’acquérir de l’expérience.

J’ai postulé à des offres qui n’ont absolument rien donné.

J’ai eu une proposition en province mais qui ne me convenait pas (ce n’était pas vraiment un poste de modéliste).

Bref, j’étais dans une impasse et je ne voulais pas prendre un travail en dehors du modélisme. 


J’ai pensé à me reconvertir

J’ai même pensé à la reconversion professionnelle tellement je galérais à trouver un poste de modéliste.

Mais je me suis dit que c’était trop dommage de me reconvertir alors que j’étais au début de ma carrière.

J’ai même pas encore fait le tour de mon métier pour me dire « bon, OK, je veux voir autre chose parce que je m’ennuie ».

Et aussi, parce que je n’avais pas envie de changer de métier parce que j’aime mon métier.


Comment je décide par finalement me lancer en freelance

Le 10 février 2021, j’ai un déclic.

Je me suis dit que j’allais me renseigner sur le freelance sans trop me prendre au sérieux.

Je l’ai fait par pur hasard et pure curiosité.

Comme je te le disais plus tôt avec mes croyances, j’avais déjà pensé au freelancing auparavant mais je m’étais dit que je ferais ça plus tard, après X années d’expérience en entreprise.

À force de regarder des vidéos et de me documenter, j’ai commencé par vraiment avoir envie de me lancer dans l’aventure.

Mais, je voulais faire les choses bien et pas m’engager à corps perdu sans un minimum de préparation pour après découvrir des choses que j’aurais pu anticiper.

Donc, à partir du 10 février, j’ai fixé une date de lancement et je me suis mise à fond sur ce projet.

Puis, je me suis renseignée sur à peu près tout ce que représentait le freelancing : les statuts juridique (parce que ça reste une entreprise même si c’est une micro-entreprise), les démarches, les obligations fiscales…

Du coup, j’ai mis mon projet du Québec en pause.

Et je me suis dit que j’y retournerais une fois les frontières rouvertes, peut-être pas en stage de perfectionnement mais en voyage par exemple.


Je me suis créé mon propre emploi en me lançant en freelance

Ce qui me plaisait avec cette idée de me lancer en freelance, c’est que ça me permettait de sortir du chômage en me créant mon propre emploi.

En plus, je n’avais rien à perdre à tenter l’expérience.

Je me suis également lancée pour d’autres raisons et il y a plein d’avantages à être freelance et aussi des inconvénients.

Mais mon envie d’exercer mon métier et ma passion ont été ma raison et ma motivation principale. 

J’étais à un stade où le chômage commençait à vraiment me peser même si je m’occupais avec mon blog en faisant des projets et d’autres activités. En fait, j’avais envie de travailler concrètement.

En préparant ce projet, j’ai retrouvé la motivation parce que je préparais quelque chose de concret, réalisable rapidement. Et je savais que ça m’apporterait beaucoup sous bien des aspects quoiqu’il arrive.


De 2021 à aujourd’hui

Entre temps, je me suis fait accompagnée par ma mentor en 2023 pour revoir ma vision et donner un sens concret à mon activité.

Je pense que je ferais un autre article plus détaillé pour faire une update de mon parcours jusqu’à maintenant parce qu’ici, ça serait trop long 🤭


J’ai réécris et actualisé ces articles (en 2024) que j’avais écris en 2020.

Et en relisant, je me suis dit : P****, j’en ai fait du chemin.

Tu peux voir qu’il y a eu plein de rebondissements et le chemin pour exercer mon métier n’a pas été simple.

Franchement, la période de recherches d’emploi en tant que modéliste dans le salariat m’a traumatisé, clairement. C’était difficile.

Mais je ne regrette rien car j’ai réussi pas mal de choses :

  • aujourd’hui, je suis modéliste : c’était mon objectif d’exercer mon métier, j’étais déterminée à l’exercer
  • je suis à la tête de ma propre entreprise
  • j’ai plein de projets pour mon activité : si on m’avait dit ça en 2021, je ne l’aurais pas cru parce que je n’avais pas la vision que j’ai aujourd’hui
  • et surtout, je me sens à ma place et épanouie comme je le souhaitais pour moi, étant petite (même si être à son compte, c’est pas simple qu’on se le dise)

Et je suis contente d’avoir conserver mon blog car ça m’a permis de ne pas partir de 0 quand j’ai fait le grand saut dans l’entrepreneuriat.

Ce que je retiens de mon parcours

Je retiens principalement 3 choses :

  1. Être passionnée : Quand t’es passionnée, c’est beaucoup plus simple. Si je n’avais pas été passionnée, franchement, j’aurais déjà lâché l’affaire. Quand t’es passionnée, tu peux te prendre 15 murs, ça ne t’arrêtera pas.

Pour moi être passionnée, c’est l’équivalent d’un Pourquoi.

Le Pourquoi de ta marque, c’est ce qui te fera tenir même quand t’as juste envie de tout envoyer valdinguer pour rester polie.

2. La persévérance PAYE toujours : il-faut-RIEN-lâcher. Être passionnée m’a beaucoup aidée pour ça.

Quand t’es persévérant, tu finis toujours par trouver un chemin, un moyen pour arriver à tes fins.

Ça ne fonctionne pas en passant par la rue A ? On tente la rue B. Ça ne passe pas ? On tente la C et ainsi de suite.

Jusqu’à ce que tu trouves la bonne rue vers ton objectif.

Pour exercer le métier créatif dont je rêvais tant petite, j’ai tenté les Arts Appliqués, ça n’a pas marché et finalement, ça m’a mené vers le modélisme.

Comme la voie classique (CDI, CDD, intérim) ne fonctionnait pas, voici ce que j’ai fait :

  • j’ai tenté l’alternance
  • tenté en intérim
  • puis, j’ai tenté en province
  • tenté l’étranger avec le Québec
  • pour finalement y arriver avec le freelancing

Ce qui m’amène à te dire que…

3. Si tu ne trouves pas ta place, crée la, en fait. C’est ce que j’ai fait en me lançant dans l’entrepreneuriat.


Pour finir

Voilà, tu sais tout sur mon parcours de comment je suis devenue modéliste et comment je me suis lancée en tant que freelance.

C’était assez long mais c’était important pour moi de vraiment te raconter toutes les étapes qui me semblaient importantes et qui m’ont menées jusqu’ici.

Dis-moi en commentaire si tu as lu jusqu’ici 😂

À bientôt 🙂

Wendy

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